Sussac à Saint-Méard (le Rouvereau)
Aire de bivouac du Rouvereau à Saint-Méard
Aire de bivouac du Rouvereau à Saint-Méard - A. CLAVREUL - PETR du Pays Monts et Barrages
Sussac

Sussac à Saint-Méard (le Rouvereau)

Faune et flore
Histoire
Patrimoine et architecture
Paysage
Point de vue
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Point phare de cette seconde étape de 22 km de la boucle Entre Combade et Briance du GR® de Pays Monts et Barrages en Limousin,  l'immanquable Mont Gargan !

Il vous offre de sublimes panoramas et vous fait découvrir un des trop rare reliquat de lande sèche, habitat naturel riche en biodiversité  qui coiffait autrefois tous les sommets du Limousin.
En traversant cette contrée, impossible aussi d'échapper à la grande Histoire, celle qui a vu ici et là s'opposer les maquisards et Résistants à l'envahisseur nazi et au régime dictatorial de Pétain.
Un cheminement dans l'Histoire qui vous mènera jusqu'à Saint-Méard et sa tour d'Echizadour, un des seuls donjons médiévaux du secteur.


Les 11 patrimoines à découvrir

  • Vue sur le château de la Villa (Sussac)
    Vue sur le château de la Villa (Sussac) - Aurélien Clavreul - PETR du Pays Monts et Barrages
    Résistance

    Sussac et la Résistance

    Sur l’itinéraire, le château de la Villa était un des postes de commandement du colonel Georges Guingouin, chef de la Résistance locale.

    Après le débarquement du 6 juin 1944, les troupes allemandes reçoivent l’ordre d’éliminer les maquis, dont celui, redouté, de Georges Guingouin.

    • + d'informations sur Georges Guingouin dans cette étape au Mont Gargan
  • Stèle du Clos de Sussac, en mémoire de Violette Szabo, Résistante
    Stèle du Clos de Sussac, en mémoire de Violette Szabo, Résistante - PETR du Pays Monts et Barrages - Julie Grèze
    Résistance

    Le Clos de Sussac

    Plusieurs parachutages d’armes par les Alliés visent à armer le maquis dans la perspective d’une prochaine libération. Celui du Clos de Sussac, le 14 juillet 1944, est le plus symbolique : il a lieu en plein jour et les parachutes des Alliés arborent les couleurs de la France (des bleus, des blancs, des rouges) en ce jour de fête nationale, affichant la présence de la Résistance.

    Au Clos, une stèle commémorative est dédiée à Violette Szabo, agent franco-britannique arrêtée par les Allemands à Salon-la-Tour (Corrèze) après avoir été parachutée pour une mission près du Mont Gargan avec des armes à destination de la Résistance. Déportée au camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne), elle est exécutée en février 1945, à l’âge de 23 ans. Une commémoration a lieu ici tous les ans le 6 juin.

    • + d'informations sur la Résistance dans cette étape, au Mont Gargan
  • Lande sèche à bruyère du Mont Gargan
    Lande sèche à bruyère du Mont Gargan - Conseil départemental de la Haute-Vienne
    Point de vue

    Le Mont Gargan, site naturel remarquable

    Seul site classé du Pays Monts et Barrages (protégé par la loi de 1930 sur les monuments naturels et sites), le Mont Gargan est reconnu pour sa qualité paysagère.

    Culminant à 731 m, sa butte constitue un belvédère idéal offrant des vues imprenables sur les paysagers alentours, jusqu’au Puy de Sancy par beau temps !

    Le site abrite des milieux et une biodiversité remarquables, issus du pastoralisme traditionnel : les moutons conduits quotidiennement par les bergers entretenaient les landes sèches à bruyères, ces milieux ouverts, buissonneux, sans arbres, qui occupaient autrefois tous les monts limousins. Avec les bouleversements de la fin du XIXe siècle (spécialisation des régions agricoles, arrivée du chemin de fer, exode rural…), le pastoralisme a cessé, la forêt a gagné ces terres incultes et difficiles d’accès, réduisant les landes à l’état de reliquats. Ces landes persistent autour de la chapelle uniquement grâce à l’entretien du site par l’Homme.

  • Allée des hêtres du Mont Gargan
    Allée des hêtres du Mont Gargan - Conseil départemental de la Haute-Vienne
    Histoire

    Le Mont Gargan, site pittoresque

    L’abbé Joyeux, curé des communes voisines de Surdoux et de Saint-Gilles-les-Forêts, fait construire la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours entre 1868 et 1871 au sommet du site, et pour y mener une allée de hêtres, aujourd’hui grandiose vu l’âge de sa cinquantaine de sujets plus que centenaires. Cet ensemble fait l’identité du Mont Gargan et lui confère son allure pittoresque.

    La ruine de la chapelle, depuis les années 1960, est due au manque d’entretien et aux intempéries.

    L’allée des hêtres a été réaménagée en 2024 par le Département (propriétaire du site) pour préserver les racines : cheminement piéton matérialisé par des monofils, dallage entre les racines, évacuation des eaux pour limiter le ravinement. Ainsi les arbres sont protégés, les sujets du XIXe siècle comme ceux plantés il y a quelques décennies en parallèle pour assurer la continuité de l’allée quand les arbres les plus âgés mourront.

  • Stèle commémorative
    Stèle commémorative - Marion Rose - PETR du Pays Monts et Barrages
    Résistance

    Le Mont Gargan, haut lieu de la Résistance

    Le Mont Gargan est un haut lieu de la Résistance locale, autour de la figure de Georges Guingouin.

    Instituteur et secrétaire de mairie dans le bourg voisin de Saint-Gilles-les-Forêts, connu et respecté des habitants, il a su constituer un réseau d’hommes, jusqu’à former un maquis d’environ 3000 hommes qui réalisent des actions de sabotage. Cette lutte atteint son apogée lors des combats du Mont Gargan : du 17 au 24 juillet 1944, 2500 à 3000 Résistants affrontent autant d’Allemands et miliciens français. Le 18 juillet au soir, le Mont Gargan brûle. Les jours suivants ont lieu des actions de guérilla (embuscades). C’est l’un des rares maquis à ne pas avoir été anéanti par l’armée allemande. Leur action au Mont Gargan a permis la libération du secteur avant même celle de Limoges le 21 août 1944.

    Une stèle commémorative rappelle ces combats au sommet du Mont Gargan.

  • L'abbé Joyeux, créateur de la chapelle et de l'allée des hêtres, a fouillé les abords du site à la fin du XIXe siècle
    L'abbé Joyeux, créateur de la chapelle et de l'allée des hêtres, a fouillé les abords du site à la fin du XIXe siècle - Photothèque Paul Colmar
    Archéologie

    Le Mont Gargan, site archéologique et la légende de Gargantua

    Au nord du Mont Gargan existait un fanum (temple gallo-romain) dont il ne reste aucune trace. A la fin du XIXe siècle, des fouilles archéologiques par l’abbé Joyeux (créateur de la chapelle et de l'allée des hêtres) avaient révélé la structure du temple (2 pièces carrées entourées d’un mur d’enceinte) et du mobilier précieux (restes de poterie, objets en verre, lampe décorée d’une louve allaitant des jumeaux renvoyant au mythe de la fondation de Rome, bague en argent, restes de statuettes en bronze dont le dieu Mercure et une centaine de pièces de monnaie de -27 au IIIe siècle).

    Le mot « Gargan » serait lié à Gargantua : la légende raconte que ce géant, se promenant dans le secteur, aurait décrotté ses chaussures : l’une des mottes de terre aurait créé le Mont Gargan (racine du mot « Gargantua »), l’autre le Mont Ceix. Il aurait aussi soulagé une petite envie et ainsi créé la Briance, la rivière qui coule non loin du site !

  • Photo d'archive du château de la Vialle
    Photo d'archive du château de la Vialle - Archives départementales de la Haute-Vienne - AD 87-2 FI 677
    Résistance

    La Croisille et la Résistance

    Les combats du Mont Gargan débutent à La Croisille le 17 juillet 1944. L’armée allemande, qui y stationne, se dirige vers le Mont Gargan afin de récupérer les armes du parachutage au Clos le 14 juillet, mais elle est stoppée par les tirs des maquisards stationnés au château voisin de la Vialle.

    Ce même jour, les maquisards trompent l’ennemi en entrant dans La Croisille avec une automitrailleuse allemande, récupérée quelques jours plus tôt. Si cette ruse fonctionne le matin, ce n’est plus le cas l’après-midi : le chauffeur est abattu et le véhicule récupéré par l’ennemi. Les combats se concentreront ensuite sur le Mont Gargan*.

    Avant ces combats, plusieurs groupes de maquisards stationnent sur le commune au Poumeau et à Amboiras, et réalisent des actions (sabotage de botteleuses pour éviter le ravitaillement allemand, liaison entre les groupes de Résistants…).

    A proximité du GR de Pays : Le château d’Amboiras (au nord-ouest) fut mitraillé par l’aviation allemande le 16 juin 1944 pour détruire les fusils et grenades stockés par les maquisards.

    • + d'informations sur les combats du Mont Gargan sur cette même étape au Mont Gargan
  • Église de La Croisille-sur-Briance
    Église de La Croisille-sur-Briance - Julie Grèze - PETR du Pays Monts et Barrages
    Architecture

    Le patrimoine du bourg de La Croisille-sur-Briance

    L’église abrite un des rares chœurs romans du secteur et des vitraux de toutes périodes (XIXe siècle, remarquables dans le chœur, et un vitrail contemporain au-dessus de l’entrée, création 2012 par des habitants).

    Informations sur place (panneaux explicatifs dans l’église).

    L’ancien magasin au style art déco (actuelle supérette), à côté de l’église, fut construit en 1924 par Emile Bariaud, commerçant, qui fonda en 1928 une 2e enseigne à Châteauneuf-la-Forêt (magasin Bariaud, même style, visible au départ de l'étape 4 entre Châteauneuf-la-Forêt et Eymoutiers).

  • Avion Reggiane Ariete 2002 tombé à La Chabassière (St-Méard)
    Avion Reggiane Ariete 2002 tombé à La Chabassière (St-Méard) - Musée de la Résistance-Ville de Limoges
    Résistance

    Saint-Méard et la Résistance

    A proximité du GR de Pays, au village de La Chabassière, le 16 juin 1944, un des avions ayant mitraillé le château d’Amboiras de La Croisille-sur-Briance est abattu à la suite de tirs des maquisards : c’est l’avion que l’on voit aujourd’hui au Musée de la Résistance à Limoges !

    • + d'informations sur la Résistance sur cette même étape au Mont Gargan
  • Panneau explicatif sur la tour d'Échizadour
    Panneau explicatif sur la tour d'Échizadour - Aurélien Clavreul - PETR du Pays Monts et Barrages
    Histoire

    Echizadour

    La Tour d’Echizadour (privée mais visible depuis le chemin), est le seul vestige de donjon médiéval du secteur (XIIe siècle), fondé par les Echizadour, famille de chevaliers de la châtellenie de Châteauneuf (leurs armes sont visibles sur la porte sud de l’église de St-Méard).

    Le château complet possédait un donjon (tour actuelle, 20 m de haut), un enclos ceint de remparts, un logis et des fossés pour empêcher l’accès aux ennemis. La tour est classée Monument historique.

    Ce site offre une jolie vue sur le bourg de Saint-Méard, dévoilant le charme champêtre de la campagne limousine.

  • Église de Saint-Méard
    Église de Saint-Méard - Julie Grèze - PETR du Pays Monts et Barrages
    Patrimoine

    Le patrimoine du bourg de Saint-Méard

    Le bourg de Saint-Méard regroupe un riche patrimoine témoignant des usages anciens : lavoir, fontaine, poids public (ancienne balance pour peser ce qu’on vendait)… et une église entièrement reprise entre les XVIIe et XIXe siècles.

    • Église sur l’itinéraire, le reste des patrimoines est à quelques mètres (suivre la route à droite de l’église menant à la mairie).
    • Panneaux informatifs sur chaque patrimoine, réalisés par les élèves et le Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages.

Description

Attention  La mise à disposition de la trace de l'itinéraire ne permet pas la reproduction non autorisée des itinéraires de quelque manière que ce soit, à l'exception de l’usage normal des tracés dans le cadre privé et notamment pour la préparation de la randonnée.

  1. Au départ du plan d’eau de Sussac, prendre la route du Mont Gargan par la gauche.
  2. Après une centaine de mètres, prendre le premier sentier à droite puis immédiatement à gauche.
  3. Au premier carrefour, laisser le chemin à droite et continuer par un chemin herbeux en montée vers le village de la Villa.
  4. À la route continuer vers le village par la droite, traverser la Villa et admirer le château sur votre droite et poursuivre par un chemin de terre.
  5. Vous débouchez sur la RD39 Route du Mont Gargan, continuer à droite devant la stèle de Violette Szabo, héroïne de la résistance. Suivre la RD39.
  6. Après 3km sur la RD39, vous arrivez au lieu dit La Forêt Haute. Continuer sur la RD39 en direction de Surdoux.
  7. Dans le premier virage, prendre le sentier de découverte du Mont Gargan sur votre droite.
  8. Quitter le sentier découverte et emprunter  le sentier à gauche sur les flans du Mont Gargan.
  9. Au carrefour de quatre sentiers, prendre à droite le chemin montant vers la fontaine du Buisson blanc, passé la fontaine et prendre à gauche vers la chapelle. Passer devant la stèle relatant les combat du 17 au 24 juillet 1944 et la table d’orientation tout en profitant des vues.
  10. À la table d’orientation, vous diriger par le sentier face à vous puis au carrefour suivant, prendre le chemin à gauche.
  11. Vous débouchez sur la piste du "plateau", prendre à droite.
  12. Après 500m, quitter la piste et prendre sur votre gauche le chemin en herbe « liaison avec les chemins de la Croisille-sur-Briance ». Au bout du champ, continuer à gauche par le chemin de terre en sous bois.
  13. Vous arrivez au lieu dit "les trois hêtres", carrefour de 7 chemins. Emprunter légèrement à droite la piste menant au Poumeau.
  14. A sa sortie, prendre à gauche sur la route VC9 en direction de La Croisille-sur-Briance.
  15. Au croisement avec la route de Cros-loup , vous diriger à droite impasse de la résistance et continuer par le chemin de terre vers la forêt.
  16. À l’intersection avec le circuit "Sur les Pas des maquisards", continuer sur votre gauche.
  17. Au croisement de quatre chemins en sous bois, tourner à gauche.
  18. De nouveau au croisement de quatre chemins, continuer à droite sur le chemin "Sur les Pas des maquisards" en descendant vers le ruisseau de La Perche l’Oiseau. Le traverser et remonter vers le château de la Vialle.
  19. Au niveau de l'exploitation agricole et de la route, prendre à gauche et quitter le village de La Vialle et continuer sur la route en direction de la Croisille-sur-Briance.
  20. Avant  d’arriver à la stèle de la résistance, prendre à droite un chemin herbeux.
  21. Continuer tout droit sur la rue de la Promenade de la Côte, puis prendre à gauche la rue Chabretaire. Au carrefour de la Mairie, prendre à droite jusqu'à la place du Docteur Alfred Blanc.
  22. Au carrefour des routes départementales, prendre à droite la RD43 en direction de Sussac.
  23.  Avant le cimetière, prendre à droite « "Promenade de la côte" puis à gauche  et de nouveau à gauche "Allée des Sorbiers". Traverser la RD43 et prendre la VC43 en direction du Puy Gourdaud.
  24. Au sommet de la côte, vous diriger à gauche par un chemin herbeux partagé avec le circuit "Circuit des Mines d'Or de la Forêt de Champvert" vers le lieu dit « Plaisance ».
  25. Attention Arrivé à la RD12,  traverser avec prudence et prendre à gauche la route de Tenèze et immédiatement un chemin empierré sur votre droite.
  26. Le chemin débouche sur la route de Puy Guillaume. Continuer vers le lieu dit "la Combe", et continuer par un chemin herbeux.
  27. A l’intersection avec un chemin, prendre à droite vers le ruisseau d’Amboiras. Le traverser et continuer par une piste empierrée en montant.
  28. AttentionÀ l’intersection avec la RD16, la traverser avec prudence et prendre la direction d'Échizadour. Aux croisements, continuer tout droit jusqu'à la RD120.
  29. Traverser la RD120 et prendre la direction du bourg de Saint-Méard. Avant les premières maisons, prendre un chemin herbeux sur votre gauche. Passer devant l’église, descendre la route à gauche puis prendre la route à droite en direction du Rouvereau.
  • Départ : Lac de Sussac 87130 Sussac
  • Arrivée : Le Rouvereau 87130 Saint-Méard
  • Communes traversées : Sussac, Saint-Gilles-les-Forêts, La Croisille-sur-Briance et Saint-Méard

Météo


Profil altimétrique


Lieux de renseignement

Office de Tourisme de Briance-Combade

Maison Jane Limousin - 12 Avenue Amédée Tarrade, 87130 Châteauneuf-La-Forêt

https://www.visitlimousin.com/briance-combade/tourisme@briancecombade.fr05 55 69 39 32

Accès routiers et parkings

A 45 km à l'est de Limoges
Sortie n°39 de l'A20 en direction de Saint-Hilaire-Bonneval. Suivre la RD15 jusqu'à Châteauneuf-la-Forêt puis prendre la D39 jusqu'à Sussac. Traverser le bourg en suivant la direction Plan d'eau qui vous mènera au lac de Sussac.

Stationnement :

Parking de la plage du lac de Sussac

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