
Chemin de découverte de la Tourbière de Négarioux - Malsagne
La tourbière de Négarioux-Malsagne occupe le fond d’un alvéole du Plateau de Millevaches. Elle est entourée de versants couverts de prairies, de bois feuillus, de landes et de parcelles plantées en résineux. Avec 106 hectares, les milieux tourbeux constituent la principale richesse naturelle du site.
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Livret de découverte de la tourbière de Négarioux-Malsagne
Crédit : Livret de découverte de la tourbière de Négarioux-Malsagne - PNRML
Les 5 patrimoines à découvrir

© PNRML
Curiosité géologiqueLa pierre à travers le temps
Les granites se forment en profondeur par refroidissement très lent du magma mélangé à d’autres roches. Les minéraux cristallisent alors dans un certain ordre : d’abord les micas (noirs et brillants), puis les feldspaths (gris), enfin les quartz (blancs). Ces minéraux sont bien visibles à l’œil nu. Les massifs granitiques qui affleurent sont parcourus par des milliers de fractures, de fissures provoquées par les mouvements de la terre. L’eau de pluie s’infiltre dans les fissures de la roche et commence à dissoudre ses composants.
Le terme granite ne désigne pas ici une pierre précise et homogène; c’est plutôt le nom générique de toute une famille de roches que l’on désigne souvent sous le terme de granitoïdes. Une première analyse visuelle permet immédiatement de s’en rendre compte ; les granites bleus d’Aureil (HauteVienne) sont différents des granites rosés de Pérols-sur-Vézère; les granites à grains très fins de La Brette à Péret-Bel-Air sont différents des pegmatites de Treignac (Corrèze)… Ces granitoïdes se rencontrent surtout à l’est de la faille d’Argentat au sein de massifs tels que celui de Guéret et celui du Plateau de Millevaches.
Les habitants du territoire ont utilisé très tôt les roches locales pour construire ce dont ils avaient besoin, comme par exemple le chemin creux sur lequel vous vous situez, qui servait à rejoindre les prés de fauche et les pacages.

Tourbière de Négarioux - Malsagne - © PNRML
TourbièreLe monde des tourbières
Une tourbière est une zone humide, qui s’est installée au fil des millénaires au fond de cuvettes appelées alvéoles. Ces cuvettes imperméables retiennent l’eau des sources et de pluie. C’est à la faveur de cette eau stagnante et dans un contexte de milieu acide que s’installent successivement des végétaux adaptés à ces conditions extrêmes.
Les premières à s’installer sont les sphaignes. Ces mousses se comportent comme des éponges, elles se gorgent d’eau. Le sol de la tourbière ne laisse pas place à l’oxygène et donc aux bactéries. La matière organique ne se décompose pas ; la tourbe, sorte de roche fossile, s’accumule millimètre par millimètre. Arrivent ensuite les plantes à rhizomes, comme le trèfle d’eau. Celui-ci crée les conditions d’un premier sol appelé bas-marais ou radeau flottant. Il permet ensuite l’apparition progressive d’autres végétaux. Les carex, qui ressemblent à un jonc, compensent l’absence d’oxygène dans le sol de la tourbière appelé histosol en développant des racines lacunaires. Les linaigrettes possèdent à la fois de très longues racines et ont développé un fruit qui évoque le coton et leur permet de semer plus loin leurs graines emportées par le vent. La médaille de l’adaptation revient à la drosera, cette petite plante carnivore compense le manque de minéraux dans le sol en se nourrissant d’insectes qu’elle piège sur ses feuilles engluées.
À mesure que les plantes s’installent, l’épaisseur de tourbe augmente. Progressivement, les végétaux s’éloignent ainsi de la nappe d’eau. Arrivent alors la bruyère à quatre angles, la molinie bleue…
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FloreLa forêt naturelle
Jusqu’au milieu du xxe siècle, les bois sont rares dans la région Limousin, surtout en altitude. Avec l’abandon des terres cultivées et des pacages ovins, le paysage subit une mutation radicale. Au XIXe siècle, s’étend l’immensité des landes à bruyères où pacagent les moutons. Une terre abandonnée depuis moins de dix ans se couvre de graminées, de genêts et de fougères. Ces dernières prolifèrent puis, en fonction du sol et de l’exposition, s’installent genévriers, bouleaux, sorbiers… dont les graines sont amenées par le vent et les oiseaux. Au delà de vingt ans, l’installation des chênes progresse jusqu’à former une forêt. En fonction des conditions locales (altitude, sol, pluviométrie, orientations) les chênes, par manque de luminosité, cèdent parfois la place aux hêtres dont la croissance est stimulée par une forte hygrométrie. La forêt occupe aujourd’hui les surfaces consacrées autrefois à la lande à bruyères. Les plantations résineuses apparues à la suite de la déprise agricole sont gérées par leurs propriétaires à des fins de production. Les boisements feuillus sont le plus souvent utilisés pour le chauffage.

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Petit patrimoineL’ habitat rural traditionnel
Vous vous situez dans le hameau de Négarioux. Le territoire communal est composé de nombreux villages, comme celui-ci, relativement distants les uns des autres. L’implantation des maisons et des granges s’est faite en fonction du relief pour faciliter les activités agricoles. Mais chacun des bâtiments est aussi positionné de manière à ce qu’aucun vis-à-vis n’existe entre voisins.
Les paysans ont toujours construit selon leurs besoins, utilisant le granite présent sur les terres proches. Au détour d’un chemin, on retrouve des cabanes de berger avec une architecture simple, de nombreux moulins ainsi que des chemins creux qui
servaient à rejoindre prés de fauche et pacages. Des fours à pain existaient dans chaque village, ils étaient souvent collectifs.
En flânant dans le hameau (suivre les chiffres sur le plan), vous remarquez que les granges sont différentes. Vous pouvez en observer deux types : celles de « plain-pied » et celles « à superposition ». La première est adaptée au terrain plat et possède un seul niveau d’accès. On l’appelle « grange limousine ». La seconde est à demi enterrée et possède deux niveaux, on l’appelle « grange auvergnate ». Toutes deux permettaient d’abriter vaches, moutons et fourrage.
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Point de vueLe paysage de demain
Comme l’ensemble des communes du cœur du Plateau de Millevaches, Peyrelevade a subi une baisse démographique au cours des derniers siècles. L’activité agropastorale n’étant pas suffisamment rémunératrice, nombreux sont ceux à avoir quitté leurs familles pour gagner un complément de revenu. Cette émigration, au départ temporaire, s’est transformée progressivement en émigration définitive. Le nombre d’exploitations a été divisé par deux au cours de ces dernières années. Cependant, le remembrement, ayant eu lieu assez tôt (fin des
années 60), a permis une dynamique agricole. Les
paysages comportent encore de grands ensembles
ouverts et sont plutôt moins boisés si on les compare à ceux d’autres communes des environs.
De nouveaux éléments de modernité font leur apparition dans le paysage avec l’arrivée des éoliennes installées en 2004 sur la commune. La réflexion a été menée sur leur taille, leur implantation en ligne de crête et en arc de cercle pour faciliter leur intégration. Au fil du temps, face aux transformations de la vie en milieu rural (apparition des techniques agricoles), aux choix de développement économique (sylviculture), le paysage a évolué rapidement. On parle d’ailleurs d’inversion paysagère. Le paysage de demain peut prendre différents visages. Ces questions sont au cœur des préoccupations. Les actions locales d’aujourd’hui déterminent le paysage de demain.
Description
Le cheminement est ponctué de stations, et un livret de découverte est disponible pour accompagner le visiteur.
À chaque station se trouve une œuvre artistique, c’est aussi l’occasion d’aborder une thématique dans le livret. Les thèmes abordés sont :
- La pierre à travers le temps
- Le monde des tourbières
- La forêt naturelle
- L’usine d’exploitation de la tourbe
- La gestion contemporaine du site
- L’habitat rural traditionnel
- Les indices de présence
- Le paysage de demain
- Départ : Geneyte, Peyrelevade
- Arrivée : Geneyte, Peyrelevade
- Communes traversées : Peyrelevade
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
PRUDENCE : Chiens de protection des troupeaux
Ces chiens sont là pour protéger les troupeaux, il est conseillé d'adopter un comportement adapté lors de votre rencontre avec eux.
Nous vous invitons à consulter la page En savoir plus pour plus d'informations.

Lieux de renseignement
Maison du Parc
7 route d'Aubusson, 19290 Millevaches
Office de Tourisme de Haute-Corrèze - Bureau de Meymac
1 place de L'Hôtel de ville, 19250 Meymac
Accès routiers et parkings
Depuis le bourg de Peyrelevade, prendre la D21 en direction de Faux-la-Montagne pendant 4,5km. Avant le lac du Chammet, prendre à droite en direction de Geneyte et suivre les panneaux "Tourbière de Malsagne". Prendre à droite en arrivant dans le village et rejoindre le parking au bout de la route.
Stationnement :
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