Sur les pas des maquisards
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Sur les pas des maquisards
La Croisille-sur-Briance

Sur les pas des maquisards

Histoire
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A proximité du Mont Gargan, suivez les pas des maquisards et des Résistants, leurs actions et faits d’armes face à l’occupant allemand.
La Résistance est née de la volonté de s’opposer à l’envahisseur nazi et au régime dictatorial de Pétain. Dès l’été 1940, quelques hommes autour de Georges Guingouin, instituteur et militant politique commencèrent les actions : distributions de tracts, parachutages d’armes par les Alliés, embuscades, sabotages. Fort de 3000 hommes, le maquis put contenir l’ennemi lors des combats du Mont Gargan (juillet 1944). Les Allemands redoutaient cette région qu’ils appelaient la « petite Russie ».

Les 6 patrimoines à découvrir
Résistance

Place du monument aux morts

Le 3 mars 1943 : destruction d’une botteleuse.
Cette initiative de Georges Guingouin fut prise pour nuire au ravitaillement des Allemands qui réquisitionnaient les récoltes. Le Limousin subissait, comme toute la France depuis novembre 1942, l’occupation.
Les botteleuses appartenaient au service du ravitaillement, qui, une fois le foin bottelé, le transportait et le mettait à disposition des occupants. Les paysans manquaient alors de fourrage pour leurs bêtes.
Cette opération a été rendue possible grâce à la récupération préalable, par Georges Guingouin et quelques-uns de ses hommes, de dynamite à la mine de Puy les Vignes à Saint-Léonard. Ils vont l’utiliser pour fabriquer des bombes artisanales.
Celle employée ici a été amenée à vélo de Magnac-Bourg par deux hommes du groupe, Charles Gaumondie (chef de ce groupe) et Albert Faye (fabricant de la bombe), avec pour guide Georges Guingouin.
La botteleuse détruite, les trois hommes repartent sans être inquiétés. Ayant pris la précaution à leur arrivée de sectionner les fils du téléphone, l’alerte n’est pas donnée.

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Résistance

Une femme résistante : Simone Malite

Simone, âgée d’une trentaine d’années, est installée avec son mari boulanger dans le bourg de La Croisille (actuelle pharmacie). Elle vend le pain lors de tournées dans la campagne avec sa voiture à gazogène. Elle est connue et appréciée.
Engagée dans la Résistance, elle aide les réfractaires au Service du Travail Obligatoire en Allemagne (STO) à rejoindre le maquis. Agent de liaison de Georges Guingouin, elle reçoit et transmet des renseignements aux chauffeurs des cars sur le circuit de Limoges à Treignac : les messages sont acheminés ensuite à des « boîtes à lettres », en particulier à Saint-Genest-sur-Roselle et à Sussac chez l’épicière Madame Ribiéras. Elle sert d’intermédiaire entre des groupes de l’AS (Armée secrète : organisation majoritairement pro-gaulliste) et de FTP (Franc-tireurs Partisans : organisation majoritairement pro-communiste).
Lors de la venue de la Division Brehmer le 6 avril 1944 et les jours suivants dans le secteur de Châteauneuf – Eymoutiers, des Résistants qui ne vivent pas dans la clandestinité (appelés les légaux) et ont été dénoncés, sont arrêtés, et des juifs réfugiés et assignés à résidence sont raflés. Madame Malite réussit à prévenir les parents Balbin, réfugiés juifs, et le soir-même elle recueille le plus jeune des enfants qui est écolier à La Croisille. Plus tard dans la nuit, les deux frères aînés, arrêtés par les Allemands qui s’apprêtent à les fusiller, prennent la fuite. Le cadet est alors blessé. Il sera soigné par le Docteur Couty.

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Résistance

Amboiras

Amboiras, Jumeau-le-Grand (commune de Saint-Méard), Venouhant (commune de Châteauneuf) appartiennent au même cantonnement. Composé d’environ 200 hommes, il est commandé par le capitaine Jacquot (originaire de Saint- Etienne), avec les lieutenants Tino (Gabriel Montaudon) et Pierre (Pierre Villachou).
Un groupe stationne au « château » d’Amboiras, qui à la mi-juin 1944 servira de caserne. Les maquisards eux-mêmes font leur « popotte ». Ils possèdent un armement individuel léger : des fusils mitrailleurs, des mitraillettes Sten, et des grenades quadrillées et Gammon.
Le 16 juin, le camp (« château » d’Amboiras et ses dépendances) est mitraillé par l’aviation allemande, et la grange à 10 mètres du château brûle avec tout le matériel entreposé.
Le même jour, à la Chabassière (commune de Saint-Méard), un des avions est abattu à la suite des tirs de fusils mitrailleurs des maquisards: l’impact des balles sur une pale d’hélice a désynchronisé le mouvement entre l’hélice et le tir des mitrailleuses de l’avion, de sorte que la mitrailleuse elle-même a détruit les pales de son propre avion. C’est l’avion que l’on voit aujourd’hui au Musée de la Résistance de Limoges.

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Résistance

Las Solas

En pleine forêt, près de la ferme de la famille Simoens, séjourne un détachement de maquisards en juin 1944 (le 6 juin a eu lieu en Normandie le débarquement allié). Il est placé sous les ordres du colonel Charles Gaumondie du groupe de Magnac-Bourg.
Pendant les combats du Mont-Gargan, le 20 juillet 1944, André Deléger (dit « Dédou ») et son groupe, partis de Champs (Sussac) en passant par La Villa (Sussac), arrivent à Las Solas. Un mortier parachuté le 14 juillet, trouvé sur leur parcours, est ramené avec son support et ses torpilles par deux maquisards déjà lourdement chargés : « Dédou » et « Jérôme » (identité inconnue).

Au camp séjournent le capitaine Jacquot, le lieutenant Tino (Gabriel Montaudon) et leurs hommes, ainsi que des effectifs de l’Armée Secrète venant d’arriver de Corrèze en renfort pour combattre l’armée allemande.

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Résistance

Le Poumeau

Après le départ de la Division Brehmer à la mi-avril 1944, deux groupes de maquisards s’installent dans le secteur du Poumeau. L’un d’eux, sous les ordres du commandant Pierre Magadoux, s’installe en pleine forêt, non loin d’une ferme qui les accueille. Ils peuvent y préparer leurs repas, et lorsque le maquis peut obtenir de la bonne farine blanche, le fermier leur cuit le pain dans son four.

Le 9 juin 1944, veille du massacre d’Oradour-sur-Glane, une automitrailleuse allemande, circulant avec une unité de la division Das Reich tombe en panne à Sainte-Anne-Saint-Priest. René DUVAL, dont le groupe est placé sous la direction de Pierre MAGADOUX, décide de prendre position et tire sur des Allemands sortis de l'engin immobilisé. Après avoir été réparée par un garagiste de Saint-Gilles-les-Forêts appartenant à la Résistance, elle est remisée dans une grange au Poumeau.

Lors du début des combats du Mont-Gargan le 17 juillet 1944, elle est utilisée par les maquisards à La Croisille. Elle prend par surprise les Allemands, qui pensent qu’elle fait partie des leurs, mais lors de la deuxième tentative l’après-midi, ils se ressaisissent et reprennent cet armement lourd.

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Résistance

La Vialle

Le 16 juillet 1944 au soir, l’armée allemande arrive sur la commune de La Croisille.
C’est dans cette commune que commencent les combats du Mont-Gargan.
Les Allemands veulent rejoindre rapidement Sussac où un grand parachutage allié a eu lieu le 14 juillet. Ils souhaitent récupérer les containers destinés au maquis de Georges Guingouin, afin de diminuer l’armement des maquisards dont ils redoutent les actions. Ils nomment le secteur « la petite Russie », car la dureté des combats leur rappelle ceux de Russie.
Les Allemands délaissent la grande route, pour gagner du temps, en s’engageant sur le chemin de La Vialle. Des maquisards venus de Magnac-Bourg, Saint-Germain-les-Belles et d’autres communes du secteur sont stationnés au château de la Vialle. Ils reçoivent l’ennemi par un véritable tir de barrage. Après une intense mais courte riposte, l’armée allemande, qui a subi des pertes sévères, ne va pas au-delà du château de la Vialle.
L’entrée dans le bourg de l’automitrailleuse allemande, (récupérée en juin par le groupe de Pierre Magadoux), conduite par des maquisards, jette la confusion chez l’ennemi qui est attaqué par surprise et subit de lourdes pertes.
L’après-midi, la même manœuvre réitérée par les maquisards avec l’automitrailleuse n’eut pas le même effet : le pilote fut tué et l’automitrailleuse reprise par les Allemands.

Au début du mois d’août 1944, le château de la Vialle sert de cantonnement à une quinzaine de parachutistes alliés réceptionnés quelques jours plus tôt. Ils y stationnent jusqu’à la mi-août.

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Description

Départ : Place du Docteur Alfred Blanc

  1. Du monument aux morts, prendre la route de Sussac, passer devant l’église et à 350 m, tourner sur la première route à droite au niveau du champ de foire quartier de la Côte.
  2. Au niveau du transformateur s’engager sur la petite route qui monte à gauche, puis prendre de nouveau à gauche avant de traverser la D43 en direction de Puy Gourdaud.
  3. Suivre le C43 en direction du village d’Amboiras.
  4. Au carrefour en T, tourner à droite puis laisser le village à la gauche et continuer tout droit sur la route. 
  5. Laisser le C44 à droite vers Las Solas et au carrefour suivant tourner à droite. Continuer tout droit la route qui monte et se termine en chemin de terre : en haut de la montée point de vue sur la gauche.
  6. A l’entrée du bois prendre le premier chemin à gauche.
  7. A 400 m, quitter le chemin principal, prendre à droite un chemin montant.
  8. Arrivée en haut du chemin point culminant du circuit 642 m au carrefour en Y, prendre le chemin à gauche.
  9. Laisser le chemin à gauche, au bout de 10 m prendre le premier chemin à droite pour rejoindre la route D43 en direction à droite du panneau de mémoire du camp des maquisards.
  10. Au panneau de mémoire, quitter la route pour prendre le chemin à gauche, continuer tout droit le chemin de terre en légère montée.
  11. Laisser le chemin venant de votre droite, continuer 30 m, laisser le chemin de gauche et continuer tout droit
  12. Quitter le chemin principal, prendre le sentier sur votre droite et tout de suite après celui sur votre gauche.
  13. Au croisement en Y prendre le chemin de gauche en descente.
  14. A la lisière du bois, prendre à droite le chemin en épingle.
    En continuant tout droit, possibilité de rejoindre le sommet du mont Gargan par le village du Poumeau : 4 km aller.
  15. Au croisement laisser le chemin qui descend à la gauche et continuer tout droit vers le bois de La Vialle.
  16. Au carrefour en T prendre à gauche.
  17. Au carrefour de 4 chemins, prendre à droite direction La Vialle, traverser un ruisseau à gué et arrivée en haute de le côte prendre à gauche l'allée de chênes qui mène au château de La Vialle.
  18. Contourner le château et déboucher sur la route C1. Au croisement routier (C9), poursuivre tout droit.
  19. Quitter la C9 avant d’arriver sur la D12 en prenant le chemin de terre à droite en direction du bourg de La Croisille.
  20. Au sortir du chemin prendre la route à droite .
  21. Tourner à droite, « chemin de la messe » qui continue par un chemin de terre en bordure de bois (vue sur le village).
  22. Au bout du chemin, traverser la pâture directement sur votre gauche (respecter la demande de fermeture de la clôture) pour rejoindre un chemin à gauche qui ramène au point 2.
Départ : Place du Docteur Alfred Blanc, 87130 La Croisille-sur-Briance
Arrivée : Place du Docteur Alfred Blanc, 87130 La Croisille-sur-Briance
Communes traversées : La Croisille-sur-Briance, Sussac

Profil altimétrique


Recommandations

N’oubliez pas : un petit ravitaillement, de l’eau, des chaussures adaptées, un vêtement de pluie. Pensez à emporter vos détritus, et à refermer les barrières derrière vous. Ne partez jamais sans avoir indiqué le lieu de votre randonnée. Respectez la faune et la flore. Ne pas faire de feu. Evitez toutes dégradations des chemins et de leurs abords.

Attention :
  • entre le point 17 et 18, le chemin creux est parcouru par une source rendant le sol très humide. Prévoir de bonnes chaussures.
  • entre le point 21 et 22, le chemin peut être paturé par des bovins. Il vous faudra ouvrir et refermer des clôtures manuellement.

Lieux de renseignement

Office de Tourisme de Briance-Combade

Maison Jane Limousin - 12 Avenue Amédée Tarrade, 87130 Châteauneuf-La-Forêt

En savoir plus

Accès routiers et parkings

  • A 44 km de Limoges. De Limoges, prendre l’A20 en direction de Toulouse. Prendre la sortie n°39 - St Priest Ligoure, St Paul et St Hilaire Bonneval. Suivre la direction Linards puis la Croisille-sur-Briance.
  • A 67 km de Brive-la-Gaillarde. De Brive, prendre l’A20 en direction de Paris. Prendre la sortie la sortie n°43 – Masseret, La Porcherie et Chamberet. Suivre la direction La Porcherie puis La Croisille-Sur-Briance.

Stationnement :

Place du Docteur Alfred Blanc, 87130 La Croisille-sur-Briance

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